Comment çà, il y’a des sauvages dans ma rue ?! : Vert-Citron

Comment çà, il y’a des sauvages dans ma rue ?!

sauvages.jpgPendant quelques temps j’avais pu participer à plantes-sauvages.skynetblogs.be, blog collaboratif qui décrivait sous forme de fiches et de photos des plantes dites sauvages ou que beaucoup appelleraient ‘mauvaises herbes’.

Aujourd’hui, un  projet de science participative du Muséum national d’Histoire naturelle et de Tela botanica se met en place afin de recenser et de mieux (re)connaitre ces mêmes plantes qui poussent entre les interstices, sur des plates bandes abandonnées, au pied de nos immeubles…dans les villes: http://www.sauvagesdemarue.mnhn.fr/

 

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La nature interstitielle à Paris?

 

Pour le moment, cette étude ne s’adresse qu’aux habitants de la région parisienne…puis s’étendra aux autres villes par la suite.  Je trouve que cette étude participative est une super idée: cela aide les gens à prendre conscience qu’une nature existe en ville, qu’on peut passer tous les jours à coté sans la voir, et pourtant elle est là, elle existe, et parfois elle est même beaucoup plus diversifiée qu’à la « campagne »! Arrêtez de mettre du désherbant partout! Stop! On observe, On recense et on apprend à ré-apprivoiser la Nature! Non, ce n’est pas Sale et cela a même beaucoup d’avantages! (Sisi, je l’entends trop souvent! « mon jardin n’est pas propre, je passe mon temps à arracher les mauvaises herbes » ou « regarde, ils exagèrent la ville! ils pourraient nettoyer les pieds des arbres »  (et non ces personnes ne parlent pas de véritables détritus mais de plantes qui poussent…) 

Elle permettra aussi aux chercheurs de pouvoir suivre l’évolution de la biodiversité, qui, on le sait, est en perte de vitesse partout dans le monde…faune ou
flore… http://obj.mnhn.fr

 

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Aller, hop! Les enfants au boulot ! :)

Les espaces qui concernent le programme sont ceux qu’on trouve dans les rues des villes et des villages :

– les interstices des trottoirs ;
– entre les pavés ;
– sur les murs et au pied des murs ;
– au pied des arbres d’alignement ;
– dans les espaces engazonné ;
– dans les plates-bandes ;
– sous les haies ;
– au bord des chemins ;
– sur les talus, les ronds-points…

 

Biodiversité urbaine

Entre bitume et béton

Voici quelques paragraphes tirés du projet:

 » Les villes concentrent sur des surfaces restreintes une proportion grandissante de citoyens et une nature urbaine tout à fait particulière. Cette biodiversité, à travers les services qu’elle rend est indispensable à la vie des citadins : elle tempère les ilots de chaleur, elle aide à la dépollution de l’air et de l’eau, à la détoxification des sols… Elle offre également à certains citadins la seule relation avec la nature qu’ils peuvent avoir. En conséquence, de son bon état dépend la qualité de vie des citadins, de leur bien être et même de leur santé.

Avec l’essor de l’écologie urbaine, l’écosystème urbain est de mieux en mieux connu. A l’échelle de la ville, les espèces présentes, animales ou végétales, sont répertoriées depuis plus ou moins longtemps même si elles restent lacunaires. À une échelle encore plus fine : celle de la rue, les listes d’espèces n’existent pas. Pourtant, ces données sont indispensables pour comprendre comment les « micro-habitats interstitiels » : pieds d’arbres, espaces engazonnés…, les structures urbaines et les modes de gestion influent sur la qualité de la biodiversité.

Biodiversité urbaine

Fleurs des villes

Le projet des « sauvages de ma rue » a pour but de permettre aux citadins de reconnaître les espèces végétales qui poussent dans leur environnement immédiat, les plantes qu’ils croisent quotidiennement dans leur rue, autour des pieds d’arbres, sur les trottoirs, dans les pelouses… Même s’ils n’ont aucune connaissance en botanique, grâce à l’utilisation du guide des 100 plantes les plus communes dans Paris et les villes d’Île-de-France, ils peuvent faire la liste des espèces qui poussent dans leur rue et envoyer les données grâce à ce site internet. »

 

Participer au projet Sauvage de ma rue:

Il suffit de s’inscrire sur le site, puis de suivre un certain protocole (simple et ludique, histoire que les scientifiques puissent s’y retrouver un minimum!) et noter les noms des plantes rencontrées grâce à des clés d’identification. Je trouve que c’est assez génial de pouvoir le faire en famille, avec ses enfants, ses amis…  Alors, qui veut recenser les tites plantes de nos rues?! Rendez-vous sur le site officiel de l’opération « Sauvages de ma rue »: www.sauvagesdemarue.mnhn.fr et sur la fiche d’inscription.

 

Autre article intéressant: sauvages-de-ma-rue-observatoire-des-plantes-sauvages-urbaines
Crédit photos: www.sauvagesdemarue.mnhn.fr

 

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A propos de l'auteur

Je m’appelle Mélanie, green-girl et passionnée, je suis paysagiste-herbaliste et formatrice-coach en cosmétiques faits-maison. J'essaie de faire de l'écologie un art de vivre au quotidien, pour tous, selon une philosophie et une éthique en lesquelles je crois. Depuis 2010, à travers ce blog Vert-Citron et différents livres/magazines, je vous délivre des conseils et des astuces écolo-nomiques. J'anime des balades botaniques et des ateliers/formations sur les plantes : des cosmétiques faits-maison à l'entretien de la maison, de la saponification au maintien de la santé, du compostage à l'art d'aménager son jardin. Au plaisir d'échanger avec vous!


Vos plumes vertes

3 Réponses pour “Comment çà, il y’a des sauvages dans ma rue ?!”
  1. Emy dit :

    Jevais aller jetter un coup d’oeil sur les sites car ca m’intéresse fortement**

  2. telos dit :

    dans mon jardin aussi partout je ne traite ni ne maltraite..

  3. Viou62 dit :

    ça c’est un beau projet, j’espere que beaucoup de monde y participeront. Bon week end, bises

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