Lenteur : Vert-Citron

Pause lecture pour…prendre son temps

Si vous ne savez pas quoi lire pour cette fin d’été, je vous fais part de quelques ouvrages que j’ai apprécié ces derniers temps, qui permettent de s’émerveiller, rêver, s’interroger… 3 d’entre eux sont à prendre avec dégustation tout en prenant son TEMPS….

VivrePlusLentement.jpg VIVRE PLUS LENTEMENTDe Pascale d’Erm, chez Ulmer, les nouvelles utopies

Résumé: Vivre plus lentement est une utopie majeure dans nos sociétés, où la vitesse impose un découpage frénétique de nos journées. Noyés dans le tourbillon fou des délais et des objectifs, convaincus du don d’ubiquité que nous confèrent les nouvelles technologies, nous avançons, le pied à fond sur la pédale de l’accélérateur, sans toujours réaliser les méfaits de ce rythme.

Pourtant, nous sommes nombreux à vouloir ralentir, pour retrouver une qualité de vie, la santé et le goût des relations humaines. Mais comment vivre plus lentement sans s’exclure des cercles amicaux, sociaux et professionnels?  Où est la pédale du frein ? Par quoi commence-t-on? La culture Slow a ses figures, ses emblèmes, ses valeurs et ses lieux culte. Vous découvrirez dans ce livre que pour tous ses adeptes, ralentir est la façon de vivre la plus moderne et la plus urgente qui soit.

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CONFIDENCES D’UN MAITRE JARDINIER
De Jacques Vallin et Catherine de Silguy, chez Terre Vivante, Tous pour la planète
 
Résumé: Parce que le jardin c’est la vie !

Jacques Vallin a 95 ans, et son jardin c’est toute sa vie. Durant une année, il a ouvert ses portes à Catherine de Silguy. Chaque semaine, il lui a livré ses secrets de jardinier bio, et lui a fait partager sa passion pour la nature, le voyage et son implication dans le milieu associatif.
Une rencontre émouvante d’un homme qui nous lègue son histoire, ses savoir-faire dans une ambiance chaleureuse et poétique. Un témoignage qui donne une formidable envie de bien vivre et bien vieillir au jardin !

Les droits d’auteur de ce livre sont reversés à l’association Terre Fraternelle qui depuis 30 ans soutient des actions de développement en Amérique Latine. Association à laquelle adhérait Jacques Vallin.

dernier-jardin.jpg UN DERNIER JARDINDe Derek Jarman

Résumé: Derek Jarman figure importante du cinéma underground britannique, fut également un peintre et un homme de théâtre. En 1986, alors qu’il se sait malade du sida, il achète Prospect Cottage dans le Kent et y crée un jardin d’artiste très particulier. Le Paradis hante les jardins, écrit Derek Jarman, et il hante le mien. Il fut le créateur de son propre jardin-paradis dans un milieu que beaucoup qualifieraient d’infernal plutôt que de céleste – une immense étendue de galets le long de la mer, face à la centrale nucléaire de Dungeness, au sud de l’Angleterre. Jarman, passionné de botanique depuis son enfance, a su associer son regard de peintre, son savoir-faire horticole et ses convictions écologiques pour créer un paysage d’une rare magie, où fleurs, arbustes, silex, coquillages et bois flotté se mêlent à d’étranges sculptures associant pierres, vieux outils et bric-à-brac rouillé comme autant de petites oeuvres d’art serties dans un décor sans cesse changeant.  Dès l’acquisition, en 1986, de Prospect Cottage, où fut créé le jardin, Derek Jarman commence l’écriture d’un carnet de bord de jardinier qu’il tiendra jusqu’à sa mort, en 1994. La lecture de ce texte permet de suivre pas à pas l’histoire d’un lieu hors du commun – histoire magnifiquement illustrée par les photographies de Howard Sooley. Le jardin de Derek Jarman, ultime oeuvre d’un véritable metteur scène de la nature, n’est autre qu’un hymne à la vie.

livre-noir.jpg LE LIVRE NOIR DE L’AGRICULTURED’Isabelle Saporta chez Fayard

Résumé: Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd’hui, c’est nous, ou plutôt notre agriculture. Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d’eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L’agriculteur ne s’en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit. La confiance est rompue.
Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l’absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l’antibiorésistance. La conclusion semble s’imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu’elle n’en résout, il est urgent de changer de cap et de revenir à davantage de raison. Mais si tout le monde s’accorde sur le constat d’échec, aucun responsable politique ne veut prendre le risque de s’attaquer aux fondements de l’agriculture intensive. Loin de se contenter de brosser un tableau alarmiste, Isabelle Saporta avance des solutions simples. Pour les trouver, il suffit de savoir écouter ceux qui connaissaient le monde avant son délire productiviste. Ceux qui, aujourd’hui, travaillent d’arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan.

 

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