Je vous raconte… ma formation de Maitre-Composteur

3 octobre 2014 par  
Classé dans (Vermi-)Compostage, Formation, Nature

Du 15 au 19 septembre 2014, j’ai suivi une formation que je souhaitais faire depuis pas mal de temps… Une formation de maitre-composteur « Maitre du compost ? Mais c’est quoi çà? Tu vas régner sur une montagne de déchets?  »  Héhé, Miss  Compost cela sonne plutôt bien, non?! Si vous faites partie des lecteurs assidus de Vert-Citron, vous savez que je voue une admiration sans faille au compost, ce dernier répondant à la loi universelle du : « Rien ne se perd, tout se transforme« …

Le compostage ? Je trouve que c’est un phénomène magique, je suis d’ailleurs fière de « fabriquer » mon propre vermicompost depuis quelques années. C’est un substrat riche, plein de vie dont « mes » plantes raffolent. Le « thé de vers » que je récolte me sert d’engrais tout au long de l’année pour les plantes en pot qui ne peuvent accéder à tous les bénéfices de la pleine terre.

♧ Retrouvez mes astuces à propos du vermicompostage: http://vert-citron.fr – vermi-compostage
Aparté: les parisiens ont voté leur budget participatif: le projet qui est arrivé en 4e position est le suivant: « trier ses déchets au plus près« ! En savoir plus, CLIC !

Transformer ses « déchets » (je trouve d’ailleurs que ce terme n’est pas tout à fait approprié par rapport à l’idée que je me fais du « déchet »… qu’est ce qu’un déchet au fond? Pourquoi une peau de banane serait-elle un déchet? Il faut qu’il y’ait intervention de l’homme pour que quelque chose donnée par la nature devienne un déchet…) pour en faire un substrat plein de vie, vous ne trouvez pas cela magique vous?! Le compost est à l’image du cycle de la vie et de la couche d’humus fertile que nous retrouvons en forêt, il restitue au sol les éléments dont les plantes ont besoin.

Et qu’on ne s’y méprenne pas… le compostage, même s’il est issu d’un processus « naturel » n’est pas aussi simple que ce que l’on pourrait croire. Combien de personnes commencent un tas de compost au fond de leur jardin et se retrouvent avec un tas nauséabond au bout de quelques temps puis l’abandonnent? Combien se sont essayés au lombricompostage mais se sont retrouvés avec une caisse devenue un fardeau?

Sommaire

Cet article étant assez long, car riche en photographies, je vous propose de naviguer comme bon vous semble à l’aide des liens cliquables du sommaire ci-dessous:

✽ La formation de Maitre Composteur
✽ Parce que la Nature la vaut bien…
✽ [Vidéo] Les pois sauteurs, vous connaissez?

Un substrat plein de vie, à l’odeur de sous-bois et agréable à prendre en main

La formation de Maitre-Composteur

Je vous ai déjà parlé d’Organéo, j’avais suivi une petite conférence en 2012 animée par Alan Le Jéloux et la ville de Vitry sur Seine. Grâce à deux amies femmes semencières, j’ai entendu parler d’Yvon Pradier et de l’école du Compost. Quand j’ai su qu’ils s’étaient associés tous les 2 avec une troisième personne (Francis Colin d’Eisenia) pour développer une formation de maitre-composteur près de Paris, je n’ai pas hésité beaucoup de temps avant de prendre une petite semaine de congés… Cette formation est conforme au référentiel d’activités et de compétences des maîtres composteurs de l’Ademe et elle s’est déroulée à l’agro-cité de Colombes – R-Urban (92).

Les objectifs de la formation de Maitre-Composteur sont les suivants :

♧ Maîtriser le processus de compostage de la matière organique et être capable de conseiller des remèdes à des dysfonctionnements observés
♧ Connaitre les biodéchets des ménages, les matériels et techniques à proposer, les arguments pour convaincre, les utilisations du compost
♧ Savoir concevoir et animer des ateliers pratiques pour faire comprendre le compostage
♧ Savoir mettre en place un projet de compostage partagé en immeuble ou quartier
♧ Savoir mettre en place un projet de compostage autonome en établissement public ou privé

Les formations de maitre-composteurs devraient être reconnues à partir de ce mois d’octobre 2014. En effet, il faut bien avouer que ces cursus sont encore très jeunes en France... Nous sommes en retard par rapport à certains de nos confrères belges par exemple.

Un guide-composteur est un « ambassadeur de la prévention et de  la gestion de proximité des biodéchets qui participe essentiellement aux opérations de gestion domestique des  biodéchets de sa commune, et de façon ponctuelle aux  opérations de compostage partagé et autonome en établissement.  Le guide-composteur peut être un habitant de la commune  assurant bénévolement sa mission. Il peut également être  élu/salarié d’une collectivité ou d’une association:  son statut ou son activité le conduit alors habituellement à  informer le grand public ».

Un maitre composteur est un « professionnel maîtrisant la pratique du compostage et capable de la transmettre. Il anime et coordonne les actions de collectivités organisées dans le cadre de la promotion du compostage domestique ou d’un programme de prévention des déchets. Il connait les différents dispositifs de gestion des déchets et maîtrise les actions de prévention des déchets. Il aime transmettre ses connaissances et il sait créer des dynamiques de groupes. Il anime des conférences et dispense des formations techniques sur les pratiques de compostage, de jardinage et de prévention des déchets. Il recherche parmi les habitants qu’il rencontre des futurs guides composteurs ».

Nous avons eu beaucoup de chance, nous avons eu un grand ciel bleu tout au long de la semaine. La formation, composée de modules théoriques et de modules pratiques, a pu s’effectuer en grande majorité à l’extérieur, de façon tout à fait agréable!
Dès le premier jour, après une matinée à parler « chiffres », nous voici devant une cargaison de déchets de la Biocoop du coin…« Bon et maintenant qu’est ce qu’on en fait?! »

Aller! On met la main à la pâte et on commence à hacher menu les déchets « verts » afin d’accélérer la décomposition, avant de les mélanger à une partie de « brun » pour équilibrer l’azote et le carbone…

Au cours de la semaine, nous avons commencé à mettre en place un composteur de déchets bio afin de vérifier comment se comporte ce dernier, notamment sur la vitesse de décomposition… Affaire à suivre… (Si on voulait être très rigoureux, il faudrait mettre exactement la même chose dans un composteur « normal » et le composteur « bio »…)

Une question intéressante a été soulevée: reste-t-il des résidus de pesticides (ou autre réjouissances) dans un compost issu de déchets non bio? En fait, il semblerait qu’aucune étude n’ait jamais été sortie à ce sujet…

Petite astuce pour obtenir un compost tamisé et prêt à être utilisé au jardin: des cagettes en plastique récupérées sur les fins de marchés! Les plus gros fragments iront rejoindre les composteurs pour continuer leur décomposition.

Ca grouille de vie dans un compost…SVP, si vous rencontrez cette grosse larve blanche dans votre composteur… ne l’écrasez pas! Non, il ne s’agit pas d’une larve de hanneton mais d’une larve de cétoine dorée. Non seulement, la cétoine recycle les matières organiques mais une fois devenue adulte, elle pollinise aussi les fleurs!

Comment faire la différence? Vous ne retrouverez pas de larve de hannetons dans votre compost, ce dernier préférant le sol et non le compost. Et surtout, petit propos d’Yvon mnémotechnique: la Cétoine a un gros c** et une petite tête, le hanneton a une grosse tête et un petit c** !

www.guidescomposteurs.com – qui sont ces drôles de larves dans mon compost?
hwww.gerbeaud.com – cétoine dorée et compost

Tous les jours, nous avons relevé les températures des différents composteurs que nous suivions. Le plus « frais » (le bac d’apports et non ceux de maturation) est monté jusque 67°C durant plusieurs jours. Petite indication: la pasteurisation s’effectue à des températures allant de 63°C jusque 85°C, de quelques heures à quelques secondes selon le type de pasteurisation (source: www.fondation-lamap.org). C’est bon! Notre compost est pasteurisé ! Il n’a plus de germes potentiellement nocifs ni de maladies issues de végétaux mal en point!

Durant cette formation, nous avons réalisé quelques jeux de rôles en nous mettant dans la peau de maitres-composteur et sommes allés sur des sites de compostage dans des immeubles ou des parcs afin de nous mettre dans le bain de nos futurs projets et suivis d’aires de compostage de proximité : diagnostic, questions à poser, main à la pâte, conseils à donner, suivi des référents…

Voici une belle poignée d’ Esenia rosensis, une des espèces de vers idéales pour le vermicompostage! J’entends les « beurk! » d’ici… Je vous rassure, une fois exposés à la lumière, ils se dépêchent de rentrer sous terre! Après 5 années de lombricompostage en appartement et du jardinage depuis que je suis enfant, j’ai appris à les aimer ces bébêtes! Tout comme les abeilles mais dans un autre domaine, ils nous rendent de grands services ces « p’tits gars »! :)

Et voici les « cocons » de Eisenia Rosensis! Chacun est constitué de 2 ou 3 vers avant « éclosion ». J’en ai récupéré quelques uns et depuis le 19 septembre, Vert-Citron fait aussi pouponnière! Ce sera l’occasion d’un prochain article!

La semaine s’est déroulée sous le soleil, riche en rencontres. Elle se « termine » avec la floraison de ce tournesol prêt pour un nouveau cycle. A l’image de cette formation: « fleurir pour mieux essaimer les graines pleine de vie », nous avons un peu plus appris pour mieux disséminer autour de nous les valeurs et l’art du compostage pour de nouveaux modes de vie… J’ai vraiment apprécié avoir 3 formateurs différents : Yvon, Alan et Francis sont complémentaires et animent avec passion chacune de leurs spécialités !

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Parce que la Nature le vaut bien…

La belle achillée millefeuille à fleurs roses… Dommage qu’il n’y en avait pas quelques pieds supplémentaires, j’en aurai bien récolté un peu! :)

♧ Pour les propriétés médicinales d’Achillea millefolium, RDV chez Christophe Bernard! http://www.altheaprovence.com/blog/achillee-millefeuille-achillea-millefolium/

Un peu de vert-citron sur cette table improvisée. Une jolie ambiance pour se reposer et boire un verre. ;)

Une espèce d’ipomée? Volubile et aux couleurs chatoyantes.

Petit focus sur la plante du soleil… et de la suite de Fibonacci… Énergies combinées de la spirale et de la lumière.

Un pied de datura ou « trompette des anges » est arrivé tout seul à l’agro-cité. Une jolie plante réservée aux personnes averties, il ne doit pas être ingéré et les travaux réalisés sur cet arbuste tels que la taille doivent nécessiter une protection des mains. Le datura est une plante de la famille des Solanacées (comme la mandragore ou la belladone ou… la tomate). Riche en alcaloïdes (hyoscyamine, scopolamine) dans tous ses organes, le datura est une plante hallucinogène puissante et très toxique.

Une abeille chargée de pollen s’est affairée pendant quelques temps près de moi et me laissant tout le loisir de la photographier.

Petits moineaux tous beaux… en train de se régaler du pain destiné aux poules!

Cette petite souris toute mignonne a été trouvée avec ses comparses dans un des composteurs… Dans ce même composteur, on s’est retrouvé nez-à-nez avec une belle fourmilière. Ces 2 animaux indiquent que le compost n’avait pas été touché depuis quelques temps et informent également sur sa sécheresse trop importante…

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Les pois sauteurs vous connaissez?

Pour la petite anecdote, un de mes collègues m’en avait parlé quelques jours avant la formation avec le retour de Pif Gadget (dont j’apprenais l’existence par la même occasion)… Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ces pois sauteurs « pour de vrai » à la formation de Maitre-Composteur ;) Merci Yvon ! Ci-dessous, je vous mets une petite vidéo de l’activité de ces pois sauteurs (avec des explications sur le jardin du chateau du Loir en arrière plan ;) )… qui sont en réalité des graines d’euphorbe du Mexique. Si vous souhaitez découvrir leurs secrets, je vous laisse le soin de vous rendre sur le site d’Yvon: www.poids-sauteurs.com

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La formation de maitre composteur vous intéresse? Alors allez voir par là:

www.maitre-composteur.com
www.ecoleducompost.fr
www.organeo.com
www.eisenia.coop

 

Je tiens à remercier nos formateurs et mes 9 collègues formés en même temps que moi: Alan, Antoine, Benoit, Claire, Cyril, Eric, Estelle, Francis, Karine, Lucie, PatriceYvon

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A propos de l'auteur

Je m’appelle Mélanie, green-girl et passionnée, je suis paysagiste-herbaliste et formatrice-coach en cosmétiques faits-maison. J'essaie de faire de l'écologie un art de vivre au quotidien, pour tous, selon une philosophie et une éthique en lesquelles je crois. Depuis 2010, à travers ce blog Vert-Citron et différents livres/magazines, je vous délivre des conseils et des astuces écolo-nomiques. J'anime des balades botaniques et des ateliers/formations sur les plantes : des cosmétiques faits-maison à l'entretien de la maison, de la saponification au maintien de la santé, du compostage à l'art d'aménager son jardin. Au plaisir d'échanger avec vous!


Vos plumes vertes

17 Réponses pour “Je vous raconte… ma formation de Maitre-Composteur”
  1. Toupetipti dit :

    Oh, ça a l’air génial cette formation, j’ai dévoré ton article avec envie ! Pour l’instant, je ne suis encore qu’une jeune Padawan du compost puisque j’ai commencé en emménageant dans mon jardin il y a quatre mois, mais j’ai déjà un petit tas qui sent bon la forêt au fond de mon joli bac en bois :) Bravo de t’être lancée là-dedans, j’espère que tu feras des tas d’émules autour de toi !

    • ouiiiii! J’ai juste un reproche à lui faire à cette formation: c’était trop couuuuurt! ;)
      Hihi, vu ton intérêt pour toutes ces choses là, je suis sûre que jeune padawan ira loin! :) D’ailleurs si ton premier compost sent le sous bois c’est déjà très bon signe ;)
      J’espère surtout pouvoir mettre à profit cette formation et monter quelques projets de de compostage de proximité maintenant! ;)
      Bises!

  2. Bel article ! en plus, tes photos sont superbes !!

  3. veronehic dit :

    magnifique expérience vraiment tentante ! je bricole intuitivement depuis quelques années avec mes épluchures et feuilles alternées et remuées régulièrement dans le bac (malheureusement plastique) donné par la mairie, la tambouille a pris, l’humus est léger et bien brun… l’idéal serait deux bacs pour transférer le compost mûr avant de remettre des déchets frais !
    ton blog est vraiment sympa et documenté, bravo et merci pour tes partages !
    es-tu en région parisienne ? si oui à bientôt une rencontre verte !

    • bonjour veronehic,
      si cette formation te tente, lance toi, tu ne devrais pas le regretter! Ce n’est pas grave que le bac soit en plastique, c’est juste un peu moins écolo, peut être un peu moins solide et moins esthétique, mais c’est plus pratique dans certains cas et cela ne nuit en rien à la qualité du compost ;) Mais je t’avoue que j’ai bien sur une préférence pour les composteurs en bois! :)
      Tu as raison, l’idéal est d’avoir un bac d’apport ou de « frais » et un bac de maturation + 1 contenant ou 1 réserve de « brun » pour la matière carbonée.
      Merci beaucoup pour ton commentaire très sympathique sur vert-citron!
      oui, je suis en région parisienne ;) peut être à bientôt?!

  4. Herbio'tiful dit :

    Super !
    J’ai fais la formation l’année dernière. Elle est offerte chez nous par le Conseil Général de la Gironde.
    C’était une formation très intéressante non seulement sur le compost mais tous le fonctionnement du sol, de la faune du sol…. J’ai beaucoup aimé.

    • coucou,
      oui, c’est ce que tu m’avais expliqué dans ton mail! la formation qui vous est offerte, c’est celle de guide ou maitre composteur?
      J’ai vraiment beaucoup apprécié cette formation, d’autant plus que cela faisait longtemps que je souhaitais la faire et que je l’ai passée avec des gens formidables!

  5. Lys blanc dit :

    Géniale cette formation, tu as dû te régaler,ça devait être passionnant.
    Je viens d’acquérir un 2e bac,il fait que je l’installe. Je n’ai jamais contrôlė la température mais ça a l’air d’aller,ça sent bon. J’ai trouvé une souris mais depuis j’ai acheté un genre de gros ressort,c’est extra pour remuer,beaucoup moins difficile qu’à la fourche.
    Bises et bon WE avec ce beau temps!

    • bonjour,
      oui c’est le bon terme, je me suis régalée! :)
      si ton compost réussit bien, tu n’as pas besoin de controler la température tout le temps ;) Par contre c’est tout de même intéressant de la relever quelques fois, afin de savoir comment son compost travaille et s’il atteint le seuil de pasteurisation. Mais c’est surtout vrai si l’on met des déchets autres que végétaux ou des végétaux malades.
      J’ai testé aussi le gros ressort à la formation, je le trouve très pratique une fois que le compost commence à mûrir, sinon quand il est frais je préfère la fourche bêche! ;)
      Bises et bonne semaine (un peu moins sous le beau temps!)

  6. FM dit :

    Très bel article, j’ai pu y apprendre plein de choses très intéressantes (en même temps je débute en jardinage donc forcément!)
    Je crois que j’ai dû écraser plusieurs larves de Cétoines…oups, promis c’est fini!
    Merci pour tous les conseils, ce blog est une vraie d’or!

  7. Planet Addict dit :

    Je ne savais pas que ce genre de formations existait! C’est fascinant! Je suis à fond dans le compost en ce moment :)

    • héhé, oui ce genre de formations existe :)
      Elles sont seulement reconnues depuis peu par l’ADEME…
      Je me suis surtout formée toute seule, cette formation est venue pour avoir des connaissances complémentaires et surtout avoir un bagage supplémentaire « officiel » ;)
      J’ai lu ton mail, j’essaie de te répondre rapidement ;)
      Bises!

  8. ahmed dit :

    bonjour
    jai un bac a composte depuis peut, jai beau arrosée réguliérement mon composte est plein de fourmi et leur élevaage de larve par million.
    merci de m’aidée a diminué leur nombre svp.
    ahmed

    • Bonjour Ahmed,
      Les fourmis marquent effectivement un facteur de sécheresse. Vous me dites que vous arrosez régulièrement votre compost. Est ce que vous le retournez de temps en temps aussi? Car il se peut que des « poches d’air » restent et malgré vos arrosages ces dernières restent sèches et forment alors un terrain pour les fourmis ;)
      J’espère que ce petit conseil pourra vous être utile!
      Belle journée et bel été!
      salutations green

  9. Armelle dit :

    Bonjour,
    Je viens justement de quitter Colombes, il y a 2 mois, après 15 années. J’ai rejoins la terre de mon enfance, terre qui sent délicieusement bon, pour donner un coup de mains à mes parents. J’ai toujours aimé la nature, la terre, les odeurs…., hum ! Bref.
    J’ai repris le petit tas de compost de mon papa qui végétait (pas mon papa, le compost). Mon papa, lui, ne peut plus le gérer comme il se doit, faute de santé.
    Je n’y connaissais pas grand chose, en dehors du fait que cela permettait de redonner une vie à certains « déchets », leur attribuant un rôle de régénérateur, stimulateur, etc. Pour comprendre le fonctionnement de la décomposition, j’ai consulté des ouvrages spécialisés et, bien sûr, internet.
    Et c’est en cherchant une solution pour une haie de fusains envahie par des cochenilles, que je suis arrivée ici.
    Le compostage est devenu une de mes passions (parmi une multitude d’autres).
    J’ai trouvé dans cet article et dans certains commentaires des réponses à mes questions, des explications à certains de mes constats comme, par exemple, pourquoi une fourmilière s’était installée au coeur du tas de compost. Merci. Mais j’ai été très peinée d’avoir anéanti des heures de labeur de ces ouvrières courageuses et d’avoir certainement brisé des vies.
    J’ai, maintenant, 2 tas de compost : 1 à l’air libre, et 1 dans un composteur que j’ai remis en service et dans lequel je mets des choses supplémentaires (boîtes à oeufs, cartons déchiquetés, pommes pourries du verger, …), ce que mon papa ne mettait plus car il trouvait leur décomposition trop longue.
    Je les bichonne tous les 2. J’adore manier la fourche (pas toujours facile, surtout dans le composteur) pour les retourner, les aérer, observer leurs entrailles, leur couleur, humer leur odeur de sous-bois (qui est donc un bon signe). Je suis heureuse quand je vois des iules et autres ‘tites bêbêtes car je me dis qu’ils sont à leur goût. Par contre, point de lombrics. J’attends ceux-ci avec impatience et, si un jour, j’y vois un orvet, alors, ce sera l’extase !
    Je commence à mieux maîtriser leur genèse, à savoir doser leurs arrosages. Le compostage est, à mes yeux, un art. Je crois que je pourrais écrire longuement sur cet art, cette renaissance et naissance.
    C’est bien pour cela que je m’arrête, et que je vous dis merci à tous.

Vos plumes vertes

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